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Les requetes tristes des poèmes de novembre, Fustigent mon âme amère d’une douce odeur d’ambre Exacerbant mes sens au point d’apprivoiser, Les rigueurs de l’hiver et d’oublier l’été.
 Quand ces matins pluvieux et leurs brumes si denses, Défigurent les paysages et en ternit l’ambiance, Quand quelques notes plaintives s’échappent des partitions, Mon cœur lui se sent bien et aime cette saison.
 Les gens emmitouflés dans des manteaux serrés, Les taches colorées des parapluies trempés, Me donnent le bonheur d’un merveilleux tableau.
 Même les couleurs du ciel me sont un vrai cadeau, Et leurs nuages bas, et leurs toutes sortes de gris, N’arrivent pas à me dire qu’une année est finie
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Tremblez, vivants et venez boire avec nous le sang de l'amitié...
C'est avec une profonde douleur que nous vous faisons part de la fin prochaine
du mois d'octobre en cours.
Une messe sera dite en sa dernière nuit
Carabosse et Mélusine, douces fées angéliques, ont l'infime honneur
de t'inviter déguisé comme il se doit ... baguette indispensable.

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L'automne
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire, J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits, C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui, Je me retourne encore, et d'un regard d'envie Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !
Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ; L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !
Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel ! Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel ?
Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ? Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ; Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire, S'exhale comme un son triste et mélodieux.

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On a évité les embouteillages t'as été sage pendant le voyage on a bien rigolé autour d'un casse-croûte dégueux presque dégueulé d'la station d'autoroute
J'ai dû me laisser surprendre Et déjà le mois de septembre
Tu t'es endormi avant le péage tu t'es pas réveillé et malgré l'orage j'ai conduit tranquille avec à la radio un reportage sur les bidonvilles de Rio
Des journées entières passées sur la plage Un tour de montgolfière, la tête dans les nuages ta collection de pierres et de p'tits coquillages jouant avec la lumière dans not' sac de couchage
J'ai aidé ta mère à décharger tes bagages
t'as recherché dans tes affaires ton livre de coloriage Au moment d'se quitter on s'est à peine dit aur'voir t'étais toute excitée, on s'revoit dans deux semaines, tu me rappelles ce soir.

les wriggles


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Poème du cartable rêveur
Pendant que tu étais Sur la plage, cet été, Ou bien dans la forêt, As tu imaginé Que ton cartable rêvait ? Il rêvait d'avaler Des crayons, des cahiers , Puis d'aller comme on vole, Sur le chemin de l'école.

Quand le réveil a sonné, j’étais déjà réveillé, assis dans mon lit.
Pour la dixième fois, j’ai vérifié si rien ne manquait dans mon cartable neuf.
La trousse, les crayons, la gomme, le cahier de brouillon.
La maîtresse d’école
A l’école où nous avons appris l’ABC,
La maîtresse avait des méthodes avancées .
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Comme il fut doux le temps bien éphémère hélas,
Où cette bonne fée régna sur notre classe, régna sur notre classe .
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Avant elle nous étions tous des paresseux,
Des lève-nez, des cancres, des crétins crasseux .
***
En travaillant exclusivement que pour nous,
Les marchands d’bonnêts d’ânes étaient sur les genoux, étaient sur les genoux .
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La maîtresse avait des méthodes avancées,
Au premier de la classe, elle promit un baiser,
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Un baiser pour de bon, un baiser libertin,
Un baiser sur la bouche, enfin bref, un patin, enfin bref, un patin .
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Aux pupitres alors quelque chose changea,
L’école buissonnière n’eut plus jamais un chat .
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Et les pauvres marchands de bonnets d’ânes, crac !
Connurent tout à coup la faillite, « le krach » .
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Lorsque le proviseur à la fin de l’année,
Nous lut les résultats, il fut bien étonné,
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La maîtresse elle, rougit comme un coquelicot,
Car nous étions tous prix d’excellence ex-aequo, d’excellence ex-aequo .
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A la récréation, cette bonne fée se mit
En devoir de tenir ce qu’elle avait promis .
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Et comme elle embrassa quarante lauréats,
Jusqu’à une heure indue la séance dura, la séance dura .
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Ce système bien sur ne fut jamais admis,
Par l’imbécile, alors recteur d’académie.
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De l’école en dépit de son beau palmarès,
On chassa pour toujours notre chère maîtresse .
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Le cancre fit alors sa réapparition,
Le fort en thème est redevenu exception .
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A la fin de l’année suivante, quel fiasco,
Nous étions tous derniers de la classe ex-aequo, de la classe ex-aequo .





Il faut reprendre, là où on s’était arrêté, L’année dernière pour continuer, Doucement avancer, Vers un but encore éloigné. Il faut reprendre et cela sans tarder, L’envie ne semble pas au rendez-vous, Et pour quitter mon lit, Difficile, Je vous le dis. Il faut reprendre, avant un café, Pour reprendre façon tout doux. L’horloge de la cuisine semble accélérer. Les clefs, ma veste la rentrée et moi on renoue.



Bonjour à tous,
Je ne sais pas si vous avez été avertis,
mais j'ai changé de profession. Je suis maintenant ''Vacancier''.
C'est un travail très agréable,
mais qui nécessite une certaine résistance au soleil.
La profession de vacancier ne pouvant se pratiquer que dans les pays chauds.
Comme toute profession, les congés sont obligatoires,
alors ils consistent à travailler dans une entreprise pendant 11 mois.
Bon, je vous laisse, je dois retourner au boulot,
j'ai une chaise longue que je dois tester pendant plusieurs heures.
Grosses bises,


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Par touches successives,il s'est installé Chassant pluies et nuages. Souvenirs moroses d'un proche passé En redonnant de l'attrait aux plages Le merle s'est fait plus matinal Imitant en cela la naisssance du jour Les écoliers se sont mis en cavale

L'espace d'un trimestre trop court. L'on trouve les filles les plus belles Quand les manteaux sont rangés Avantageusement remplacés par les dentelles Qui embellissent ces corps halés L'été habille cette plénitude du bonheur Du bien être à emporter Comme le vent caressé par cette chaleur Les êtres s'aiment le temps d'un été.....


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POUR MON PERE
Mon père aimé, mon père à moi,
Toi qui me fais bondir
Sur tes genoux
Comme un chamois,

Que pourrais-je te dire
Que tu ne sais déjà ?
Il fait si doux
Quand ton sourire
Eclaire tout
Sous notre toit !
Je me sens fort, je me sens roi
Quand je marche à côté de toi


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Avoir 8 ans n'est-ce pas épatant?
Profite bien de ta journée.
Pour TOI des souhaits de bonheur et de joie.
bon anniversaire
Quand on est enfant, c'est une joie de vieillir d'un an,
car on aime bien les surprises, les gâteaux et les friandises!
Et quand on est parents c'est une joie d'avoir
une petite-fille aussi jolie et gentille que toi!

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Maman
Je dis "maman" mille fois par jour
comme cela sans y penser
Un petit mot tout simple d'amour
à celle qui m'a tant bercé
Je dis "maman" comme je respire
comme cela sans y penser
Un petit mot qui veut tout dire

Maman je t'aime
Quand j’ai peur, Je prends ta main, Et sur mon cœur, Entre la lumière !
Quand j’ai mal, Tu prends mes larmes, Et dans mon âme Je n’ai plus mal !
Maman, je t’aime !


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La vogue de Pentecôte
 Comme une fleur des prés bercée en mes paupières Par un doux friselis, je l'aime: Un peu... Beaucoup. Comme à mes cils pendus de petits tas de pierres... A la folie elle aime un autre. Moi: Du tout!
Aussi froid qu'un serpent et sillonnant la plaine Le zéphir aquilon de l'amour oublié Enroule ma mémoire en écharpe de laine... Et mon orgueil dedans: Tout recroquevillé.
A la pendule je suis: Un vendredi 13. Elle, au carillon: Les douze coups de minuit. Imaginant son corps brûlant comme une braise... Seule une cigarette échauffera ma nuit.
Dans mes yeux rubiconds virevolte sa robe Comme une scie à bois rougit en amputant Maladroitement ce chair-à-chair qui dérobe Le moignon du bonheur au bras d'un débutant.
Sur le seuil de l'abîme, au bord de la falaise Pendant la Pentecôte avec moi tu sombras Toi, mon chagrin d'amour, toi mon profond malaise... Puisque comme oreiller je n'aurai plus ton bras!
Pour ouvrir depuis l'Ain les portes de l'Isère, De ma grande disette aux succulents repas, En tenant dans mes bras un bout de la misère Une moitié de clé ne me suffira pas.
Quelle perfide odeur dans ce nez qui m'inhale Enveloppe mon coeur. Mon âme. Mon esprit. Puante ma vie en une course infernale Vient se fracasser comme un fruit rouge pourri.
J'ai les poches du coeur vides et dans les granges De son corps la moisson est un savoureux grain. Nouant mon appétit aux amères oranges... Ma famine se heurte à la peau du chagrin.
Dans la couche du quartz, entre ma cinquième heure Et son septième ciel, je ressemble: Parbleu! Comme deux jours jumeaux à l'antique demeure Dont l'horloge se grippe... Il pleut, il pleut, il pleut!..
Tourne la Pentecôte en vogue polissonne, Tournille autour de moi d'un cerveau trépané Sans jamais. Sans jamais... Jamais prendre personne... Je préfère être seul que mal accompagné!...
Tourne ma tête folle et sous la pluie évoque Un prénom féminin dénudant mes tourments, Au miroir de l'amour l'attitude équivoque De mes larmes de coeur pour ses futurs amants!...


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Joli, joli, joli mois de mai, celle que j'aimais m'abandonnne. Elle est partie pour longtemps, chercher ailleurs son printemps. Joli, joli, joli mois de mai, je n'ai désormais plus personne. Il faut que tu me pardonnes, si je n'ai pas le coeur gai.  A la ville on criait, ach'tez du muguet, ça porte bonheur. J'en ai pris un bouquet mais ça n'a rien fait, c'est tous des farceurs. Joli, joli, joli mois de mai, avec mon bouquet j'ai l'air dôle. Y a même des gens qui rigolent Joli, joli mois de mai.  Joli, joli, joli mois de mai, même si ça me fait quelque chose, il faut que je soie content, c'est la fête du printemps. Joli, joli, joli mois de mai, c'est ton premier jour, ça s'arrose. Je veux voir la vie en rose, joli, joli mois de mai.  Arrosons le muguet, je veux être gai et vaille que vaille. J'ai l'droit d'être pompette, si c'est pas ma fête, c'est celle du travail. Joli, joli, joli mois de mai, ô toi qui connait tant de chose, toi qui fait naître les roses, fais qu'elle revienne vers moi joli, joli, joli mois joli, joli, mois de mai, joli, joli, joli mai.
 Une de perdue, dix de retrouvées heureusement que vient l'été avec ses plages ensoleillées et toutes ces formes dénudées Douces courbures, belles cambrures, la femme en joue sans un' rature.

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Un instant qui est un sentiment
Ce moment qui est un rève d'enfant,
Une princesse qui aime son prince d'amour,
C'est beau les rèves tous les jours ......
Rèver de l'amour,
Celui qui durera pour toujours,
On le lit dans les contes,
et la vie, on raconte .......
L'amour existe comme dans les poésies,
qui sont si jolies,
ces contes d'enfants,
Qui font rêver tous le temps .....
Le prince et la princesse qui sont amoureux,
C'est le plus beau moment qui nous rend heureux,
Heureux de part cet utopie d'aimer,
Qui est si belle et appréciée .......
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Mon petit lapin
Mon petit lapin a bien du chagrin Il ne saute plus ne danse plus dans mon jardin Saute saute saute mon petit lapin Et va vite embrasser quelqu'un
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l'amitié
C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : "AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A DONNE UNE GIFLE."
Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre: "AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A SAUVE LA VIE.
Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : "Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi?" L'autre ami répondit : "Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer."
APPRENDS A ECRIRE TES BLESSURES DANS LE SABLE ET A GRAVER TES JOIES DANS LA PIERRE
TEXTE TROUVE SUR LE NET
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Le chaume et la mousse Verdissent les toits ; La colombe y glousse, L'hirondelle y boit ;
Le bras d'un platane Et le lierre épais Couvrent la cabane D'une ombre de paix.
La rosée en pluie Brille à tout rameau ; Le rayon essuie La poussière d'eau ;
Le vent qui secoue Les vergers flottants, Fait sur notre joue Neiger le printemps.
LAMARTINE
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Mon Amour

Tout a commencé quand nos regards se sont croisés, Tu a renversé mon coeur, tu l'a fait chaviré. Un vent d'amour m'a fait perdre la tête Notre histoire est née pour ne pas qu'elle s'arrête. Notre amour grandit de jour en jour Je te laisse entrer et ferme mon coeur à double tour.
Tout deviens beau et merveilleux Quand je vais me noyer au large de tes yeux. Des sentiments encore ignorés se sont crées Il faut les conserver et ne jamais les briser. Dans tes bras je pars m'envoler Dans un monde doux et sucré.

La flamme de mes yeux s'est allumée Le soir ou nos lèvres se sont touchées. Aujourd'hui le destin nous appartient A nous seul de savoir prendre le même chemin. Mon amour pour toi est le plus grand Je n'ai aucun doute sur mes sentiments.

je t'aime
KDO DE MON AMIE CAROLE
-MERCI-
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Cher fils,
Je t'écris ces lignes pour que tu saches que je t'écris. Alors, si tu reçois cette lettre c'est qu'elle est bien arrivée.
Si tu ne la reçois pas tu me préviens pour que je te la renvoie.
Je t'écris lentement parce que je sais que tu ne lis pas très vite.
L'autre jour, ton père a lu que selon les enquêtes la plupart des accidents arrivent à 1 km de la maison,
ainsi nous nous sommes décidés à déménager plus loin.
La maison est superbe, elle a une machine à laver, mais je ne suis pas sûre qu'elle fonctionne correctement.
Hier, j'ai mis le linge dedans, j'ai tiré ce qu'ils appellent "la chasse d'eau" et je n'ai plus vu le linge depuis,
mais bon c'est certainement le cycle qui est un peu long.
Le temps ici n'est pas trop mauvais.
La semaine dernière il a plu seulement deux fois.
La première fois, la pluie a duré 3 jours, la deuxième 4.
Mais je suis contente, car la deuxième fois, j'ai eu l'impression que la pluie mouillait moins.
Nous avons enfin enterré ton grand-père que nous avons enfin retrouvé lors du déménagement.
Il était dans l'armoire depuis le jour où il avait gagné cette fameuse partie de cache-cache.
Je te raconte que l'autre jour il y a eu une explosion à gaz dans la cuisine.
Ton père et moi sommes sortis, propulsés dans l'air, au dehors de la maison. Quelle émotion !
C'est la première fois que ton père et moi sortons ensemble depuis bien longtemps.
Le médecin est venu à la maison pour voir si nous étions bien et il m'a mis un tube en verre dans la bouche.
Il m'a dit de la fermer pendant 10 minutes, ton père lui a proposé de lui racheter le tube.
Ta sœur Julie, celle qui s'est mariée avec son mari, a enfin mis au monde, mais on ne sait pas encore le sexe,
je ne saurais pas te dire si tu es oncle ou tante. Si c'est une fille, ta sœur va l'appeler comme moi.
Ce sera étrange d'appeler sa fille "maman".
Ton père a demandé à ta sœur Lucie si elle est enceinte,
elle lui a dit qu'oui, de 5 mois déjà mais là, ton père a demandé si elle était sûre qu'il était d'elle.
Lucie lui a dit qu'oui. Quelle fille solide, quelle fierté, tel père telle fille.
Ton cousin Paul s'est marié et il prie tous les jours devant sa femme, parce qu'elle est vierge. Il espère très fort que ça va se passer rapidement !
Par contre, on n'a plus revu l'oncle Isidore, celui qui est mort l'année dernière.
Ton chien Pouky nous inquiète, il continue à poursuivre les voitures à l'arrêt.
Bon, mon fils, je ne t'écris pas notre adresse sur la lettre, je ne la connais pas.
En fait la dernière famille qui a habité ici est partie avec les numéros pour les remettre dans leur nouveau domicile.
Si tu voies Marguerite, passe-lui le bonjour. Si tu ne la voies pas, ne lui dis rien
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